Einer weit verbreiteten Meinung zufolge hätte Napoleon nach der vernichtenden Niederlage der französisch-spanischen Flotte bei Trafalgar am 21. Oktober 1805 jegliche Landungspläne auf den britischen Inseln aufgegeben und stattdessen auf...
moreEiner weit verbreiteten Meinung zufolge hätte Napoleon nach der vernichtenden Niederlage der französisch-spanischen Flotte bei Trafalgar am 21. Oktober 1805 jegliche Landungspläne auf den britischen Inseln aufgegeben und stattdessen auf den Wirtschaftskrieg gegen das Inselkönigreich gesetzt. Diese Strategie, zu der er den ganzen Kontinent hätte zwingen wollen, sei der Hauptgrund des Russlandfeldzuges 1812 gewesen. Eigenartigerweise enthüllt Napoleon im September 1810 seinem Marineminister Denis Decrès seine Seekriegspläne gegen die Briten für das Jahr 1812 mit Expeditionen gegen die britischen Inseln. War zu diesem Zeitpunkt noch kein Krieg gegen Russland geplant?
Nach einer grundlegenden Untersuchung zu den eigentlichen Zielstellungen der Kontinentalsperre wird das Flottenrüstungsprogramm des Jahres 1810 und die Umsetzung der napoleonischen Strategie untersucht. Dabei zeigt sich, dass Napoleon keinesfalls nach Russland gezogen ist, um es zur Anwendung der Kontinentalsperre zu zwingen. Die genaue Untersuchung der Vorbereitung und Umsetzung des von Napoleon 1810 umrissenen Programms zeigt, dass der französische Kaiser vor den Aggressionsplänen des Zaren Alexander im Frühjahr 1811 keinerlei Planungen für einen Krieg gegen Russland unternahm. Es waren erst die russischen Invasionspläne, die Napoleons Rüstungsmaßnahmen hervorriefen.
Auf jahrelangen Forschungen in den Archiven mehrerer europäischer Länder fußend, bietet dieses Buch eine völlig andere Interpretation der Außenpolitik Napoleons von seiner Seekriegsstrategie bis zum Russlandfeldzug über die Kontinentalsperre und den Spanienkrieg.
Selon une opinion largement répandue, Napoléon aurait, après Trafalgar, abandonné tout projet de débarquement aux îles Britanniques et de guerre navale d’envergure contre la Royal Navy, misant sur l’arme économique pour mettre à genou son adversaire : le blocus continental. Cette stratégie, à laquelle il aurait voulu contraindre le continent européen entier, aurait été la cause principale de la campagne de Russie en 1812. Curieusement, en septembre 1810, l’Empereur dévoile à son ministre de la marine Denis Decrès ses projets de guerre navale pour 1812. A ce moment-là la guerre contre la Russie n’était-elle pas encore prévue ?
Après une analyse des véritables objectifs du blocus continental, on étudiera le redressement naval napoléonien de 1810 à 1813 et la mise en œuvre de sa stratégie maritime esquissée en septembre 1810. Il s’avérera que Napoléon n’est nullement allé en Russie pour contraindre ce pays à l’application stricte du blocus continental. L’examen détaillé de la préparation et de la réalisation du programme maritime français montrera que Napoléon n’avait aucun projet de guerre contre la Russie, que les sources permettraient d’appréhender, avant les projets d’invasion du tsar Alexandre du printemps 1811, visant à envahir le grand-duché de Varsovie et à refouler les Français derrière le Rhin. Ce ne sont que ces projets russes, avortés et portés à la connaissance de l’Empereur des Français, qui déclenchèrent la mobilisation progressive de la Grande Armée.
Fondé sur de longues recherches dans des archives de plusieurs pays européens, ce livre propose une lecture complètement différente et nouvelle de la politique étrangère de Napoléon, de sa stratégie maritime à la guerre contre la Russie, en passant par le blocus continental et la guerre d’Espagne.